Heidi en compagnie de son grand-père, Alm-Onji.


La série télévisée Heidi, inspirée par les romans de Johanna Spyri, créer en 1974 par le studio Zuiyo Eizo est diffusée par la chaine Fuji TV. La réalisation est le travail d’Isao Takashata, la supervision de l’animation par Yoichi Kotabe et le montage des décors revenait à un des piliers de l’animation Hayao Myazaki. Ce dernier a changé la façon de penser et de faire les choses dans le monde de l’animation japonaise : «Il faudra attendre le début des années 1980 pour qu'apparaisse une nouvelle génération d'auteurs, dont le chef de file est Miyazaki Hayao» [1]. La série est diffusée durant une courte période, du 6 janvier 1974 au 29 décembre 1974 et en tout et partout, on y compte 52 épisodes d’une durée de 24 minutes. Elle a connu un succès international immense, notamment au Canada, en Inde et en Afrique du Sud.

Destinée aux enfants, Heidi, relate l’histoire d’une jeune orpheline de cinq ans qui part vivre avec son grand-père dans les Alpes suisses. Ce-dernier, Alm-Onji, a la réputation d’être une personne très effrayante qui aurait tué un homme dans sa jeunesse. La jeune fille réussit à le charmer, comme elle le fait avec tous (incluant les animaux), grâce à sa curiosité, son intelligence surprenante pour une fillette de son âge et son enthousiasme contagieux. Elle vivra avec son grand-père dans la montagne jusqu’à ce que sa tante revienne de la ville pour venir la chercher. Celle-ci, Dette, réussit à arracher Heidi des Alpes et l’amène à Frankfurt pour vivre dans la demeure d’un homme d’affaires allemand, M. Rottemeier. Ce dernier souhaite accueillir une jeune fille qui pourrait devenir l’amie de sa fille handicapée, Clara. À partir de ce moment, les deux fillettes deviennent de bonnes amies. Toutefois, Heidi effectue plusieurs tentatives de fuite pour essayer de revenir chez son grand-père. Elle y retourne accompagnée de Clara puisqu’un docteur a déterminé que les Alpes seraient le meilleur endroit pour que celle-ci travaille la force dans ses jambes. Éventuellement, elle réussira à marcher et retournera avec sa famille en ville, tout en promettant qu’elle reviendra l’été prochain.
Cette histoire a touché la vie de plusieurs milliers de jeunes filles à travers la planète, prouvant encore une fois de plus le pouvoir de l’imaginaire.



 

Le générique de la version française de la célèbre série animée.

[1] GÉNIN, Bernard et MARTIN, André, «Le cinéma d'animation» dans Universalis.