![]() Le serpent blanc | Réalisé par Taiji Yabushita, le serpent blanc est le premier long
métrage en couleur de l’animation japonaise. Sorti en 1958, il remporte
le prix spécial à la cérémonie des Prix du film Mainichi en 1959. Ce
premier long métrage est issu de l’achat des studios de la Nichidô
eiga-sha par la compagnie Toei Co. Contrairement à l’animation limitée,
qui consiste à utiliser 8 images par seconde, la Toei fonde en 1956 une
filiale dédiée uniquement à l’animation pleine basée sur le modèle de
Disney consistant à utiliser 24 images par seconde, ce qui rend
l’animation de bien meilleure qualité, les mouvements étant beaucoup
plus fluides. |
Contrairement au dessin animé occidental, le dessin animé japonais a
développé ses propres caractéristiques à différents égards : « le dessin
animé japonais s’est étendu en quelques décennies à toutes sortes de
registres, du conte grave ou merveilleux au film noir ou guerrier, du
film historique à la plus extrême fantaisie, du fantastique à de
nouveaux réalismes, de la science-fiction à l’érotisme et à la
pornographie ».* Plusieurs techniques, plus traditionnelles, sont aussi
développées pour le cinéma d’animation comme l’idéogramme et l’à-plat.
Chez Disney, les zones lumineuses sont estompées ou bien dégradées, par
contre, chez les Japonais, les couleurs sont pleines et superposées pour
créer un effet de profondeur et sont donc physiquement plus réalistes.
Ces techniques permettent de préserver l’essence même de l’art japonais
traditionnel. | Le serpent blanc (version anglaise) |




